LES GUERRES du Pétrole de l'Amazonie par Gina Hamilton

Une nouvelle série de dégradations importante est en train d'avoir lieu en plein cœur de l'Amazonie; l'exploitation pétrolière s'attaque sans aucune retenue à un des sanctuaires mondiaux de la biodiversité.

En dépit d'une très forte opposition locale et internationale, la construction d'un nouveau pipeline de pétrole qui traverse le nord de l'équateur est presque terminée.
La dette du commerce extérieur de l'Equateur a atteint son plus haut niveau; elle est en fait la plus élevée de toute l'Amérique du Sud. En dépit du fait que la production de pétrole a doublé, la dette du commerce extérieur ne diminue pas. La qualité de vie a très nettement diminué et l'environnement se fait détruire.
Le consortium OCP (heavy crude pipeline) est composé de 7 compagnies pétrolières multinationales. La compagnie majoritaire est la société canadienne ENCANA
(31.4%); elle est financée par un syndicat de banques de plusieurs pays. Les plus importantes sont les banques allemandes Westdeutsche Landesbank (West LB) et Citibank.

Les associations et organisations non gouvernementales de plusieurs pays dont le Canada, l'Espagne, les USA, l'Italie, l'Allemagne ainsi que l'Equateur mènent une
campagne contre la construction du pipeline. En Equateur les activistes ont réussi à arrêter les travaux pendant des mois en se posant physiquement sur les troncs d'arbres en Amérique du Sud (tree sit blocade). En Allemagne, Greenpeace et d'autres activistes ont fait beaucoup de manifestations contre le financement de ce projet par West LB et ont obtenu d'être entendu par le parlement. Ils n'ont toujours pas à ce jour réussi à arrêter la construction du pipeline mais ont réussi à éveiller l'attention du monde entier sur l'impact de l'exploitation pétrolière dans la forêt amazonienne.

Au cours des trente dernières années le pipeline SOTE (déjà existant) a déjà été percé de nombreuses fois déversant plus de 60 millions de litres de pétrole dans le réseau fluviale et dans les communes locales. La dernière catastrophe, du mois d'avril, a
répandu entre 8 et 10000 barils de pétrole dans le lagon de Papallacta, qui est la réserve d'eau potable de la capitale Quito. Petro Ecuador accuse le chantier OCP.
Selon une étude de Robert Goodland (qui a travaillé au département de l'environnement de la Banque mondiale pour plus de 25 ans), OCP n'a pas réussi à répondre au critères requis en ce qui concerne la construction, les mesures environnementales, et les dédommagements. Le pipeline traverse des massifs montagneux très abrupts, des zones volcaniques en activité et des zones de forêt vierge absolument exceptionnelles. Les écosystèmes et le réseau fluvial ainsi que la vie des peuples indigènes et les espèces animales sont en grand danger. La pollution créée par le déversement de pétrole reste sur place, l'argent pour le nettoyage (quand la responsabilité a été admise) disparaît, car la corruption fait la loi et la protestation est étouffée par des menaces de violence. Comme 90 % du pipeline est déjà terminé il ne sera peut être pas possible de l'arrêter; cependant les efforts continuent vaillamment.

Les compagnies pétrolières espèrent pouvoir forer de nouveaux puits dans les parcs naturels de YASUNI et CUYABENO et aussi dans un grand nombre d'autres réserves naturelles dans le réseau fluvial amazonien. Cela nous pouvons le stopper.

Des bénévoles australiens du Rainforest Information Centre (RIC) de la ville de Lismore travaillent depuis les années 80, dans ces régions, qui ont reçu des subventions du gouvernement australien et de l'agence Osai pour leur protection. RIC a réussi à ce que 56000 hectares obtiennent le statut de parc naturel (panacocha reserve). Il y a 9 espèces rares de singes, le dauphin rose de la forêt amazonienne, des jaguars, des ocelots... A ce jour des lignes sismiques actives traversent la réserve et des compagnies pétrolières Occidentales se préparent à forer sur ce secteur.
Dans le monde entier des gens s'unissent pour soutenir les peuples indigènes de cette région, les Shuar, Huaorani, Quichua, Shiwiar et les Zapara ainsi que les forêts qui n'avaient pas encore été touchés jusque-là. Ces peuplades ont vu les dégâts causés par l'exploitation pétrolière qui a dégradé leur santé et leur culture; ils ne veulent pas que cette expérience se répète.

QU'EST CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE?
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Juan Pablo Barragan, talentueux réalisateur de cinéma et activiste équatorien vient juste de terminer une vidéo sur le sujet : "Les pipelines de pétrole d'Amazonie: Pollution, corruption et pauvreté." Elle a été produite en 6 langues différentes afin
d'informer et d'éduquer les activistes et leur permettre de confronter les entreprises impliquées dans leurs pays d'origine. Vous pouvez commander un exemplaire de cette vidéo pour la visionner dans l'université de votre région, dans votre organisation, ou autre, vous pouvez aussi envoyer un courrier, ou mail aux sociétés pétrolières impliquées, aux banques, au Fond monétaire international (qui est le véritable chef
d'orchestre de cette terrible opération).

Pour cela: contactez le RAINFOREST INFORMATION CENTRE (RIC)
www.rainforestinfo.org.au
johnseed1@ozemail.com.au
0266213294

Vous recevrez une copie et toutes les dernières informations à ce sujet.
Dans les années 80 une grande partie des actions qui ont eu des résultats positifs en ce
qui concerne la protection des forêts vierges dans le monde ont été menées par des Rainforest Action Group (RAGs). Pourquoi ne pas commencer une cyber RAG? Contactez le Rainforest Information Centre pour plus de détails.

*SVP écrivez des mails des lettres des fax pour protester contre OCP.
Cela ne fait rien si vos lettres sont courtes. Elles sont comptées. Si nous sommes assez nombreux à nous faire entendre, les choses changeront.

1. SVP écrivez à la banque allemande West LB en leur demandant de se retirer du projet OCP, et qu' OCP leur rembourse le prêt de 900 millions de dollars. Une des conditions pour ce prêt était que OCP adhère aux conditions internationales bancaires en ce qui concerne la protection de la nature et des communautés indigènes. OCP a continuellement enfreint ces règles et n'a pas respecté les contrats.

WestLB, Regional Head of structured finance
Americas, New York, NY10036,USA
tel:+1 212 852 6250
fax:+1 212 852 6232
manfred knoll@westlb.com, rod_fraser@westlb.c
presse@westlb.de, poststelle@stk.nrw.de2

West LB, Regional Head of Structured Finance Americas,
Mr. Manfred Knoll, 1211 Avenue of the Americas, New
York, NY 10036, USA
Ph: +1 212 852 6250
Fax: +1 212 852 6232
manfred_knoll@westlb.com, rod_fraser@westlb.com,
presse@westlb.de, poststelle@stk.nrw.de2.

Ecrivez également à Encana, la société Canadienne qui est la principale entreprise dans le consortium avec 34% des actions.
Gwyn Morgan, chief executive Officer, Encana
Corporation,PO box 2850, Calgary, Alberta T2P 25S
Canada
tel:+1 403 645 2000
fax:+1 403 645 3400
gwyn.morgan@encana.com, andy.patterson@encana.com,
dick.wilson@encana.com

Ecrivez au président de l'Equateur, en envoyant avec une copie à Accion Ecologica demandant: l'annulation des contrats entre le gouvernement équatorien et l'OCP pour violation des Droits de l'Homme; et pour la violation des contrats signés concernant la protection de l'environnement (violation des recommandations de la Banque mondiale).

Que l'Equateur déclare un moratoire sur les nouvelles concessions d'exploitation de pétrole et de gaz en forêt amazonienne et en particulier dans les territoires indigènes et les régions protégées.

Presidente Lucio Gutierrez,
Despacho Presidential,
Calle Garcia Moreno y Chile,
Quito, Ecuador
tel+593 22 580833
fax:+593 22 580748
karina.giler@presidencia.gov.ec

Accion Ecologica: natwe@uio.satnet.net

*contactez également le Fond monétaire international (FMI) et dites leur que vous voudriez qu'ils annulent la dette de l'Equateur en échange de la protection de la forêt amazonienne et des peuples indigènes.

International Monetary Fund, Attn.Horst Koehler,
Managing director
700 19th Street, NW, Washington, DC 20431, USA
Ph: +1 202 623 7300
Fax: +1 202 623 6278
Emails: hkoehler@imf.org
publicaffairs@imf.org

Anoop Singh, Director of the Western Hemisphere
Department, IMF
Ph: +1 202 623 6222
Fax: +1 202 623 7499
Email: asingh@imf.org
allez sur
www.rainforestinfo.org.au/ocp/goodland.htm